jeudi 12 janvier 2012

Dernière intervention de la CSST- Prise d'otage

Nous venons de recevoir le rapport d'intervention de la CSST suite à leur visite du 19 décembre 2011.

L'employeur a ce moment maintenait que tous les travailleurs et travailleuses savaient quoi faire en situation de prise d'otage. Notre prétention était de loin différente de la leur. Nous avions en main le sondage que vous aviez compléter et celui-ci était sans équivoque. On y voit clairement la confusion qui régnait, et règne encore, sur les procédures à suivre.

Suite à l'analyse de la situation par les 2 inspecteurs présents, nous vous soumettons leurs conclusions:

Sur la base des declarations des coordonnateurs des differentes unites de I'etablissements et suite aux discussions que nous avons eu avec les personnes rencontrees durant notre visite, outre Ie fait que I'employeur s'est attele a entame les actions en vue de corriger la derogation #5, nous avons releve deux aspects que I'employeur devrait prendre en consideration.

Le premier consiste a assurer par des seances et rencontres formelles la formations et I'information de tous les travailleurs de I'etablissement et de valider leurs connaissances par un moyen que I'employeur jugera Ie plus approprie.
Le second point, et non des moindres, a trait au contenu fourni aux travailleurs durant les seances d'information. En effet, selon les commentaires des representants syndicaux ainsi que les declarations des coordonnateurs des unites, il subsiste encore une confusion aupres des travailleurs pour distinguer entre les differentes alertes qui peuvent etre signalees a I'interieur de I'etablissement.

Aussi, nous avons constate qu'hormis Ie numero a appeler a savoir 200 ou 222, iI n'y a pas une difference notable dans la conduite a tenir par les differents acteurs, qu'il s'agisse d'une alarme incendie ou d'une prise d'otage.

En consultant Ie protocole d'intervention d'urgence de I'etablissement, on constate que Ie cas d'une situation d'urgence decoulant d'une prise d'otage est mentionne en caractere gras au bas du document avec comme uniques indications Ie numero a appeler et une reference a la section 3.5 du cahier jaune des mesures d'urgence. Toutes ces informations n'indiquent pas aux travailleurs la conduite a tenir, c'est-a-dire les actes a faire mais egalement, et surtout, a ne pas faire en cas d'urgence pour prise d'otages. Pour rappel, c'est au niveau de la gestion des mesures d'urgence que la distinction doit etre bien etablie afin de prevoir la conduite a tenir vis-a-vis des multiples scenarios de situations d'urgence qui pourraient survenir allant du colis suspect au tremblement de terre en passant par une panne electrique ou autres.

De plus, la CSST a rappeler à l'employeur son obligation de tenir informé la partie syndicale des mesures qu'il entend prendre pour répondre aux dérogations émises.
Nous allons donc faire un suivi serré de cette dérogation.
L'exécutif


Nous sommes encore les méchants

Dernièrement, nous avons été informés que l’employeur octroyait des bénéfices non conventionnés à certains travailleurs. L’octroi de ces bénéfices est illégal dans la mesure où ils n’ont pas été négociés avec la partie syndicale.

Donc hier, lors du comité de relation de travail, nous avons exigé de la part de l’employeur d’avoir des pratiques équitables envers tous les travailleurs et travailleuses à qui pourraient s’appliquer ces bénéfices.

Devant cet état de fait, l’employeur est confronté à deux choix :

• S’asseoir avec la partie syndicale pour négocier ces bénéfices pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses
• Cesser complètement l’octroi de ces bénéfices aux travailleurs et travailleuses concernés.

À l’heure actuelle, nous sommes persuadés que l’employeur ira vers la facilité en cessant l’attribution de ces bénéfices. Par cette action, nous croyons que l’employeur tentera ainsi de nous faire porter l’odieux de ses décisions.

Nous tenons à vous rappeler que notre rôle syndical est de faire en sorte que l’employeur traite de façon juste et équitable les travailleurs et travailleuses exerçant les mêmes fonctions et ce, peut importe leur rôle dans l’organisation. La convention collective est notre contrat de travail nous devons nous y rattacher.

L’exécutif