vendredi 18 janvier 2013


Rencontre avec la nouvelle directrice générale

Le vendredi 11 janvier dernier, des membres de l’exécutif syndical ont rencontré la directrice générale (DG) de l’Institut. En effet, Steve Marcotte (président), Félix Belland (vice-président) et Yanick Ducharme (représentant griefs) ont rencontré Dr. Renée Fugère, en compagnie du directeur des ressources humaines, Yann Belzile.

Cette rencontre fut très cordiale, quoique directe et précise. Les membres de l’exécutif ont été satisfaits de l’écoute de la nouvelle DG. Voici les sujets abordés.

Griefs de la prise d’otage du D-2

Cela fera bientôt 2 ans que la prise d’otage a eu lieu.

Comme nous l’avons dit dans le dernier hebdo, des griefs ont été déposés après la prise d’otage, car nous jugeons que l’employeur n’a pas bien géré la situation. Il mettait ainsi la sécurité de plusieurs travailleurs en jeu. Lors de la rencontre, une demande de dédommagement pour les employés directement impliqués a été faite.

Face à ces griefs, la conseillère des relations de travail a toujours prétendu que l’enquête était une réponse adéquate à nos demandes ou que nos griefs étaient irrecevables. Nous ne le croyons pas. Nous croyons que l’employeur n’a pas tenu un milieu sécuritaire, qu’il n’a pas bien pris en charge les personnes touchées et qu’il n’a pas pris des moyens efficaces pour stabiliser les équipes de travail touchées.

Il faut savoir que certains de nos collègues sont en retour progressif depuis cet événement. Par contre, certains sont toujours en maladie et d’autres ne reviendront jamais travailler à Pinel. C’est à cet effet que nous demandons dédommagements. Nous croyons que cela exige réparation et nous sommes prêt a aller jusqu’en arbitrage pour démontrer la légitimité de nos revendications.

Nous avons nommé à la directrice générale que nous voudrions réglée ces griefs pour tourner la page sur ce malencontreux incident et pouvoir nous pencher sur l’avenir.

Santé et sécurité au travail depuis prise d’otage du D-2

Il à été mentionner à la DG qu’au point de vue de la santé et la sécurité au travail, tout est loin d’être réglé.

Nous avons nommé à la nouvelle DG que nous savions que le DG par intérim avais dit aux gens du CA que 90 % du travail était fait face à la CSST dans ce dossier. Nous avons un autre point de vue. Lors des dernières rencontres de la CSST dans le dossier de la prise d’otage, nous avons traité 7 points des 110 recommandations du rapport d’enquête et nous n’en avons conclu aucune. Selon nos calculs, cela représente moins de 7,7 % du travail de fait.

Nous avons assuré à la nouvelle DG que le travail dans ce dossier serait minutieux et rigoureux de notre part.

Depuis la prise d’otage, nous voyons en fait peu de changement sur les unités. Quelques cadenas, des fenêtres dans des portes, des poignés qui ne barrent plus et des lampes fixées. L’évidence quoi! Pourtant, ce n’est pas le mobilier qui a été le plus durement touché durant cet événement.

Nous n’avons toujours pas de procédure claire dans le cas d’une prise d’otage, pas de pratique, ni de formation pour tous les employés. Bref, peu de choses ont évolué depuis.

Par contre nous devons reconnaître les bons coups de notre employeur! Il est vrai que quatre AGIs/Gardes ont été formés au Service correctionnel Canada (SCC) pour recevoir une formation sur le fonctionnement des équipe tactique en situation d’urgence. Ces 4 employées seront par la suite des formateurs à l’interne. De plus, une conférence sur la réaction des victimes suite à un événement critique nous a été présentée mercredi, le 15 janvier dernier, à 12h et à 15h. Cette rencontre informative se voulait une présentation informative dans le but d’installer une culture de compréhension. Finalement, nous avons appris lors de cette présentation, qu’une procédure écrite sur la succession de tâches à réaliser en cas de prise d’otage devrait nous être présentée sous peu. Nous sommes bien entendu impatient de la consultée.

Nous sommes très vigilent dans ce dossier. Nous ne voulons pas par nos demandes, maintenir le spectre d’une éventuelle prise d’otage. Ce que nous voulons, c’est d’apprendre de cet incident pour améliorer la sécurité sur nos unités. C’est nous permettre de travailler dans un milieu sécuritaire, d’améliorer nos pratiques et de nous sentir épauler par nos dirigeants. Trop souvent, nous sentons que nos supérieurs nous tiennent responsables des incidents malheureux qui arrivent sur les unités. Nous voulons que les cadres assument leurs responsabilités de formation et d’encadrement, surtout face à l’arrivée massive de nouveaux employés. Ainsi, les employés feront leur travail d’apprendre à travailler de manière sécuritaire.

En bref, nous voulons remettre la sécurité à sa juste place…

Sécurité VS clinique

Pour poursuivre dans la même lignée, toujours dans cette rencontre, nous avons proposé à la DG de retirer le service de la sécurité sous la direction des soins infirmiers et des programmes.

Ce n’est pas un problème avec la DSI-DP, mais plutôt un problème organisationnel. Nous croyons que l’aspect clinique devrait se situer au même niveau que l’aspect sécuritaire. Que les objectifs de ces deux services devraient se confronter sur un même niveau, car ils sont aussi importants l’un que l’autre. Nous croyons qu’un débat d’idées selon différentes orientations ne fera qu’ultimement, améliorer nos pratiques. Nous croyons qu’un dirigeant clinique ne doit pas avoir le dernier mot dans les dossiers délicats de sécurité.

Ce que nous avons proposé, c’est que le service de sécurité relève directement de la direction générale.

Mission nationale

Pour conclure, les membres de l’exécutif syndical ont mentionné vouloir une bonne collaboration avec l’employeur dans le changement vers la mission nationale. Ils ont nommé que le changement de la direction générale et le possible changement vers une mission nationale seraient un excellent point de départ pour entamer des nouvelles relations de travail. Dans cette optique, l’exécutif syndical se voit ouvert à garder la même convention collective si les deux parties s’entendent ou de renégocier toute la convention collective si nous croyons que l’employeur négociera de bonne foi.

Considérant le climat politique provincial présent, ce dossier ne sera pas adressé rapidement. Nous vous tiendrons au courant de toute évolution dans ce dossier.

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