mercredi 27 mars 2013


Rapport de la CSST dans le dossier de la plainte au F-2

Nous avons reçu le 18 mars dernier le rapport d’intervention des inspecteurs de la CSST dans le dossier de la plainte au F-2. En conséquence à cette plainte, une rencontre a eu lieu le 28 février pour discuter de la situation et tenter de trouver des solutions.

Nous vous rappelons la situation. Le 20 février dernier, un travailleur expérimenté et régulier au F-2, suite à une agression physique (coup de pied au visage), demande au coordonnateur d’activité de contacter le médecin de garde. Le coordonnateur refuse.

La plainte a été formulée à l’effet que l’employé s’est senti insécurisé par la prise en charge clinique du coordonnateur en place. Il jugeait inconcevable le fait que l’équipe ne pouvait pas parler au médecin de garde et discuter des mesures à prendre pour ce jeune afin de pouvoir travailler en sécurité. Le coordonnateur lui a d’ailleurs répondu que les médecins n’aiment pas prescrire de MUE la fin de semaine.

Le 12 mars dernier, les inspecteurs ont rédigé un rapport d’intervention où ils émettent trois dérogations.
1) Ils ont constaté que suite à l’agression, l’événement n’avait pas été investigué ni même documenté par l’employeur. L’employeur se doit d’éliminer les dangers à la source et doit entreprendre des démarches préventives et enquêter le plus tôt possible sur les accidents/incidents pour éviter qu’il ne se reproduise. La dérogation #1 est émise à cet effet.

2) Ils ont constaté que les victimes d’accidents de travail ne sont pas convenablement prises en charge par l’employeur. L’employeur devrait s’assurer par un processus d’évaluation fiable et reconnu que le travailleur agressé est en santé et apte à continuer ou s’il nécessite des mesures d’accompagnement spécifiques. La dérogation #2 est émise à cet effet.

3) Ils ont noté que l’employeur devra améliorer et faciliter le processus d’appel au médecin de garde. L’employeur devra trouver un moyen de s’assurer que l’information transmise au médecin suite à une situation de désorganisation ou d’agression soit complète, exacte et décrive la réalité vécue par les travailleurs pour que les mesures prescrites par le médecin soient en adéquation avec la réalité et ne mettent pas en péril la santé et la sécurité des travailleurs. Les inspecteurs ont d’ailleurs recommandé la création d’un registre où les informations transmises au le médecin serais rédiger. La dérogation #3 est émise à cet effet.

L’employeur a jusqu’au 30 mars pour apporter des corrections aux dérogations émises.


Rapport de la CSST (suite)

Selon nous, ce rapport d’intervention est une mise en garde envers l’employeur. La CSST est claire à ce sujet et nous l’a déjà mentionné auparavant.

Le devoir de l’employeur de donner les meilleurs soins possible à la clientèle ne peut pas se faire au détriment des conditions sécuritaires des travailleurs. La CSST allait même plus loin, elle a la légitimité d’intervenir si une prescription médicale, mais en danger les travailleurs. Les inspecteurs ont déjà rappelé aux représentants de l’employeur qu’ils ont la responsabilité de protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs (LSST, article 51), et ce, même s’il doit prendre position contre une décision d’un cadre ou d’un médecin.

Selon nous, l’employeur semble vouloir défendre et justifier les actions de ses employés-cadres, même quand ces actions mènent à des plaintes à la CSST. Étant donné que nous avons fait plusieurs interventions auprès de l’employeur suite à des comportements inadéquats des coordonnateurs de soir, nous avons recommandé au travailleur de l’unité F-2 de faire une plainte à la CSST.

D’ailleurs, quand des situations imposées par vos gestionnaires mettent en danger votre intégrité physique et psychologique, nous vous recommandons de communiquer avec le syndicat dans les plus brefs délais.

En conclusion, dans les cas où vous jugez qu’un appel au médecin de garde est requis, nous estimons que vous avez la légitimité de la faire vous-même. Vous pouvez aussi faire un appel conférence à trois avec le coordonnateur de soir en place. Nous croyons que de soirs, les employés réguliers ont une connaissance étroite de la clientèle et de leurs propres sécurités et qu’ainsi, ils sont les mieux placés pour faire l’évaluation et émettre des recommandations au niveau des mesures à prendre avec les patients.


Fouille des visiteurs

Nous avons appris récemment que lors des visites sur les unités ou lors des rencontres du TAQ les visiteurs n’étaient pas fouillés.

Nous avons rapidement rejoint Geneviève Lahaie et Benoît Deschênes pour savoir si cela était exact. Ils ont confirmé en signifiant qu’ils allaient changer la procédure quand la formation sur la nouvelle politique de fouille et les nouvelles techniques de fouille allaient être mises en place.

Nous avons été choqués d’apprendre que l’employeur était déjà en connaissance de la problématique et qu’il n’avait pas agi. Nous avons donc donné un ultimatum à l’employeur sans quoi, la CSST serait avisée.

Suite à notre ultimatum vous serez heureux d’apprendre que l’employeur à apporter une mesure corrective temporaire. Ainsi, les visiteurs des patients allant sur les unités et au TAQ devront passer par le portique de détection dans la salle de fouille au contrôle central.

Si tel n’est pas le cas, veuillez nous en aviser SVP.


Résultat des élections

Nous voulons vous informer que les postes de vice-président, représentant griefs et représentant action/information ont été remportés par acclamation, soit Steve Marcotte, Yanick Ducharme et Sylvain Lemieux.

Nous sommes heureux de continuer dans nos fonctions syndicales et en espérant que nous saurons mérités votre confiance pour ce nouveau mandat.

vendredi 1 mars 2013


Visite de la CSST hier pour une plainte

Deux inspecteurs de la CSST sont venus hier à l’Institut suite à une plainte d’un travailleur du F-2.

Voici la situation. Un travailleur à l’embauche de Pinel depuis 1985, suite à une agression physique (coup de pied au visage), demande au coordonnateur d’activité de contacter le médecin de garde. Le coordonnateur refuse en se basant sur son évaluation.

La plainte formulée est à l’effet que l’employé s’est senti insécurisé par la prise en charge clinique du coordonnateur en place. Il ne se sentait pas apte à retourné au travail dans ces conditions; sans pouvoir parler au médecin de garde et donc, sans pouvoir discuter des mesures à prendre pour ce jeune afin de pouvoir travailler en sécurité. Cet employé est présentement en arrêt de travail.

Le sujet des problématiques entourant les coordonnateurs d’activité de soir et de fin de semaine, avait précédemment été adressé à Francine Pilotte (DSI-DP). Nous n’avons pas eu de retour sur le sujet et il apparait qu’il n’y a pas eu de changement.

Le but de cette plainte est simple; pouvoir avoir la collaboration des coordonnateurs d’activité lors d’événement spécifiques. Il a été relaté que les travailleurs ont quelquefois l’impression de déranger les coordonnateurs, que nos évaluations sont contestées malgré que nous sommes les intervenants qui vivons lesdites situations, que parfois les coordonnateurs font de l’ingérence sur le plancher sans nous consulter et sans suivre les prescriptions médicales et que nos évaluations sont jugées moins pertinentes que les leurs. Il est a noté que la coordonnatrice de l’unité F-2 nous a clairement dit qu’elle jugeait essentielle le jugement et l’évaluation clinique des infirmières et sociothérapeutes de son unité, pour le bon fonctionnement de son programme et de son unité. De plus, nous avons fait état de certains propos de nos coordonnateurs d’activité qui ont clairement manqué de professionnalisme et d’éthique.
L’employeur a défendu leur coordonnateur en signifiant qu’il était compétent et bien formé. Ils n’ont jamais reconnu qu’il y avait peut-être eu un manquement. Ils ont signifié à la CSST que selon eux tout semblait conforme et qu’il allait voir s’il pouvait améliorer les choses. La même réponse que nous avons dans plusieurs problématiques amenées par le syndicat.

Les deux inspecteurs ont conclu que la situation les inquiétait. Considérant le travail énorme fait lors de l’enquête de la prise d’otage, ils croyaient que leurs demandes étaient claires et ils semblaient croire que le message avait bien été entendu. Ils ont rappelé à l’employeur qu’il était soumis à l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail qui stipule que: « L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique du travailleur ».

Ils nous ont signifié qu’ils allaient rendre une décision au niveau de la plainte et allaient émettre des recommandations touchant les points suivants :
·        Créer un système de communication pour préserver une information fidèle et complète des situations auprès des médecins de garde.
·        Documenter les discussions entre les coordonnateurs et les médecins de garde.
·        Faire un rappel aux coordonnateurs des procédures et des responsabilités qu’ils ont en santé et sécurité face aux travailleurs.
·        Créer une procédure d’enquête/analyse claire après tout incident/accident.
·        S’assurer une bonne prise en charge des victimes d’agressions.

Nous vous tiendrons au courant de tout développement dans ce dossier. 

Prise en charge

À la sortie de la rencontre avec la CSST, nous avons réalisé qu’il y avait 3 véhicules du SPVM dans l’entrée de l’Institut.

Après quelques minutes, nous avons appris qu’un patient était désorganisé dans le secteur de la postcure, qu’il s’était blessé au niveau de la tête, qu’il y avait beaucoup de sang et qu’il avait aussi réussi à blesser plusieurs gardes présents.

Quelques gardes blessés lors de l’intervention ont quitté leur travail sans être raccompagnés et sans être bien pris en charge par les gestionnaires présents.

La situation a rapidement été critiquée à la responsable du bureau de santé pendant que celle-ci discutait avec les inspecteurs de la CSST.

Une fois la situation terminée, d’autres gardes blessés se sont vu être relocalisé à la fouille, car plusieurs patients attendaient pour réintégrer l’unité.

Nous trouvons inconcevable que des employés blessés n’aient pas un moment d’arrêt suite à une agression physique. Plusieurs de ces gardes ont finalement quitté leur travail.

La plupart n’avaient pas rempli de rapport d’accident de travail et l’ont finalement fait à cause de l’intervention du syndicat. Un des employés a été accompagné au bureau de santé par un membre de l’exécutif syndical. Certains coordonnateurs auraient dit qu’ils  n’avaient pas le temps de remplir le rapport d’accident avec le travailleur. Nous déplorons cette situation.

Nous voulons rappeler à l’employeur qu’il est de sa responsabilité de bien accompagner les travailleurs qui ont subi des agressions, d’avoir une prise en charge efficiente et de s’assurer qu’ils ont un suivi adéquat. Qu’il doit tout faire pour aider le personnel sur les postes de travail.

Au fond, laissez-moi me répéter :
 L’employeur est soumis à l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail qui stipule que :
« L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique du travailleur ».

Je vous rappelle aussi 3 des dérogations que fera la CSST :
·         Faire un rappel aux coordonnateurs des procédures et des responsabilités qu’ils ont en santé et sécurité face aux travailleurs
·         Créer une procédure d’enquête/analyse claire après un incident/accidents
·         S’assurer une bonne prise en charge des victimes d’agressions.

Nous savons que ces textes sont négatifs, mais nous avons qu’un pouvoir de recommandation et de suggestion face à l’employeur afin de faire changer les choses. Nous ne pouvons que dénoncer ces situations. Nous avons souvent adressé ces problèmes en CRT et en CPSST, mais nous n’avons que peu d’écoute et les situations ne changent que rarement. Nous devons faire en sorte que l’employeur se responsabilise en se dotant d’une procédure de prise en charge des victimes d’agressions car pour le moment il y a beaucoup d’improvisation et c’est la santé de nos travailleurs qui en subit les conséquences.
Sachez par contre que nous n’allons jamais cesser de défendre la santé et la sécurité des travailleurs, car c’est notre mandat et qu’à ce niveau, nous avons le pouvoir. 

Changement de date de l’élection pour le 8 avril

Nous avons réalisé, après une analyse plus poussée de notre calendrier, que le vote prévu pour le 1er avril coïncidait avec la journée fériée du lundi de Pâques. Dans le but d’avoir le plus de personne présente pour l’élection, nous avons décidé de remettre l’élection la journée du lundi, 8 avril 2013. Les élections se dérouleront de 7 h à 18 h 30.