mercredi 27 mars 2013


Rapport de la CSST (suite)

Selon nous, ce rapport d’intervention est une mise en garde envers l’employeur. La CSST est claire à ce sujet et nous l’a déjà mentionné auparavant.

Le devoir de l’employeur de donner les meilleurs soins possible à la clientèle ne peut pas se faire au détriment des conditions sécuritaires des travailleurs. La CSST allait même plus loin, elle a la légitimité d’intervenir si une prescription médicale, mais en danger les travailleurs. Les inspecteurs ont déjà rappelé aux représentants de l’employeur qu’ils ont la responsabilité de protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs (LSST, article 51), et ce, même s’il doit prendre position contre une décision d’un cadre ou d’un médecin.

Selon nous, l’employeur semble vouloir défendre et justifier les actions de ses employés-cadres, même quand ces actions mènent à des plaintes à la CSST. Étant donné que nous avons fait plusieurs interventions auprès de l’employeur suite à des comportements inadéquats des coordonnateurs de soir, nous avons recommandé au travailleur de l’unité F-2 de faire une plainte à la CSST.

D’ailleurs, quand des situations imposées par vos gestionnaires mettent en danger votre intégrité physique et psychologique, nous vous recommandons de communiquer avec le syndicat dans les plus brefs délais.

En conclusion, dans les cas où vous jugez qu’un appel au médecin de garde est requis, nous estimons que vous avez la légitimité de la faire vous-même. Vous pouvez aussi faire un appel conférence à trois avec le coordonnateur de soir en place. Nous croyons que de soirs, les employés réguliers ont une connaissance étroite de la clientèle et de leurs propres sécurités et qu’ainsi, ils sont les mieux placés pour faire l’évaluation et émettre des recommandations au niveau des mesures à prendre avec les patients.

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