vendredi 1 mars 2013


Visite de la CSST hier pour une plainte

Deux inspecteurs de la CSST sont venus hier à l’Institut suite à une plainte d’un travailleur du F-2.

Voici la situation. Un travailleur à l’embauche de Pinel depuis 1985, suite à une agression physique (coup de pied au visage), demande au coordonnateur d’activité de contacter le médecin de garde. Le coordonnateur refuse en se basant sur son évaluation.

La plainte formulée est à l’effet que l’employé s’est senti insécurisé par la prise en charge clinique du coordonnateur en place. Il ne se sentait pas apte à retourné au travail dans ces conditions; sans pouvoir parler au médecin de garde et donc, sans pouvoir discuter des mesures à prendre pour ce jeune afin de pouvoir travailler en sécurité. Cet employé est présentement en arrêt de travail.

Le sujet des problématiques entourant les coordonnateurs d’activité de soir et de fin de semaine, avait précédemment été adressé à Francine Pilotte (DSI-DP). Nous n’avons pas eu de retour sur le sujet et il apparait qu’il n’y a pas eu de changement.

Le but de cette plainte est simple; pouvoir avoir la collaboration des coordonnateurs d’activité lors d’événement spécifiques. Il a été relaté que les travailleurs ont quelquefois l’impression de déranger les coordonnateurs, que nos évaluations sont contestées malgré que nous sommes les intervenants qui vivons lesdites situations, que parfois les coordonnateurs font de l’ingérence sur le plancher sans nous consulter et sans suivre les prescriptions médicales et que nos évaluations sont jugées moins pertinentes que les leurs. Il est a noté que la coordonnatrice de l’unité F-2 nous a clairement dit qu’elle jugeait essentielle le jugement et l’évaluation clinique des infirmières et sociothérapeutes de son unité, pour le bon fonctionnement de son programme et de son unité. De plus, nous avons fait état de certains propos de nos coordonnateurs d’activité qui ont clairement manqué de professionnalisme et d’éthique.
L’employeur a défendu leur coordonnateur en signifiant qu’il était compétent et bien formé. Ils n’ont jamais reconnu qu’il y avait peut-être eu un manquement. Ils ont signifié à la CSST que selon eux tout semblait conforme et qu’il allait voir s’il pouvait améliorer les choses. La même réponse que nous avons dans plusieurs problématiques amenées par le syndicat.

Les deux inspecteurs ont conclu que la situation les inquiétait. Considérant le travail énorme fait lors de l’enquête de la prise d’otage, ils croyaient que leurs demandes étaient claires et ils semblaient croire que le message avait bien été entendu. Ils ont rappelé à l’employeur qu’il était soumis à l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail qui stipule que: « L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique du travailleur ».

Ils nous ont signifié qu’ils allaient rendre une décision au niveau de la plainte et allaient émettre des recommandations touchant les points suivants :
·        Créer un système de communication pour préserver une information fidèle et complète des situations auprès des médecins de garde.
·        Documenter les discussions entre les coordonnateurs et les médecins de garde.
·        Faire un rappel aux coordonnateurs des procédures et des responsabilités qu’ils ont en santé et sécurité face aux travailleurs.
·        Créer une procédure d’enquête/analyse claire après tout incident/accident.
·        S’assurer une bonne prise en charge des victimes d’agressions.

Nous vous tiendrons au courant de tout développement dans ce dossier. 

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