lundi 30 septembre 2013

Suivi au niveau des dérogations de la CSST

Comme nous vous l’avons mentionné lors du dernier hebdo syndical, la CSST a émis 6 dérogations à l’employeur dans le cadre du suivi de la prise d’otage. Nous avons appris récemment qu’une de ces dérogations (la dérogation 5) n’est pas encore bien comprise et bien appliquée par l’ensemble des travailleurs de Pinel.
Nous vous rappelons la recommandation :

« L’employeur n’informe pas adéquatement les médecins et les coordonnateurs sur la gestion sécuritaire des entrevues; il y a un risque de prise d’otage par un patient. »

Il semblerait que certains employés demandent à rencontrer des patients durant les périodes où les intervenants sont au minimum pour assurer le fonctionnement de l’unité. Il est bien entendu préférable de rencontrer les patients lorsque l’équipe est entièrement présente sur l’unité.

De plus, il est fréquent que ces rencontres s’effectuent du côté « bureau », soit de l’autre côté de la porte patient. Si une telle rencontre à lieu, il faut comprendre que l’employé se met à risque et que les intervenants sur le plancher ne peuvent assurer leur sécurité. Nous vous invitons à le souligner aux personnes concernées. De plus, si cette situation est récurrente, nous vous conseillons d’en aviser votre supérieur immédiat ainsi que le syndicat et ce, le plus rapidement possible.

Il faut aussi se rappeler que c’est exactement ce type de rencontre qui a mené, il y a de cela 2 ans, à la prise d’otage. Bien que des employés persistent à réclamer ces rencontres dans le secteur bureau et bien qu’ils prétendent gérer la dimension sécuritaire, il faut se rappeler que ce n’est pas le cas. La prise d’otage en est un exemple éloquent. Il est important se rappeler que lors de cet événement, 2 autres employés ont été livrés à l’assaillant. Il s’agit donc de la sécurité de tous. Finalement, cette mise en garde s’adresse aux psychiatres, aux stagiaires, aux professionnels, aux différents cadres, au commissaire aux plaintes et aux autres intervenants qui insistent pour pratiquer ces rencontres non-sécuritaires.


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