mercredi 30 octobre 2013

Des informations au niveau des coupures


Devant le silence gênant de l’employeur, nous avons décidé de vous donner l’information que nous avons pour l’instant.

Nous tenons d’abord, à déplorer le manque de préparation de l’employeur dans le dossier. Ils ont annoncé les coupures avant d’avoir étudié la convention et simuler l’impact des coupures dans les différents services. Ce manque de préparation à créer beaucoup de stress chez les travailleurs de l’Institut, car l’employeur n’était pas (et n’est toujours pas) prêt à les informer de manière adéquate. Ils nous ont laissés dans l’inconnu.

Coupure en trois phases

L’employeur a procédé en trois phases dans l’annonce des coupures.

Premièrement, l’employeur a rencontré ses cadres pour leur annoncer les changements prévus. Bien que nous possédions peu d’information à ce niveau, nous savons que plusieurs cadres sont mécontents de la manière que s’est déroulée ces annonces. Pour une rare fois, les cadres et les employés s’entendent sur un sujet : les employés de Pinel sont traités comme des numéros.

Deuxièmement, l’employeur prévoit rencontrer les sociothérapeutes pour leur annoncer les coupures. Ces rencontres spécifiques ne sont pas prévues pour l’instant. L’employeur s’est toutefois engagé à rencontrer les employés en sous-groupes (unité) suite à notre demande. Par contre, nous avions demandé une rencontre en assemblée par souci de simplicité, de cohérence et de transparence.

Finalement, l’employeur prévoit rencontrer les commis-surveillants d’unité. À ce niveau, l’employeur n’a pas fait l’évaluation des coupures, ni la simulation des impacts. Des rencontres avec le syndicat devront avoir lieu bientôt.

L’analyse des coupures (sociothérapeute)

Pour les coupures au niveau des sociothérapeutes, l’employeur n’avait pas bien interprété la convention collective. En soumettant les problématiques que nous anticipions, l’employeur a fini par établir un plan qui semble plus adéquat.

Voici ce qui devrait arriver. L’employeur procédera à l’abolition de tous les postes vacants sur toutes les unités, cela se chiffre autour de 40 temps complet (TC) et temps partiel régulier (TPR). Ceci a comme implication que les gens qui sont sur les remplacements de ces postes se retrouveront sur la liste de rappel sans garantie d’heures.

L’employeur supprimera aussi certains postes à temps complet où il y a un titulaire de poste, autour de 5 postes TC et TPR. Nous sommes à négocier des ententes de retraite avec l’employeur pour éviter les abolitions qui entrainent une chaine de supplantation.

Suite à ces abolitions de postes, l’employeur procédera à des réaménagements des quarts de travail. Par exemple, si l’employeur procède à l’abolition de 2 ou 3 postes vacants de soir dans un bloc (B1 et B2), il devra transformer un poste de jour et le transformer de soir, par ancienneté. Ceci aura comme impact que certains travailleurs de jour seront basculés de soir et certains travailleurs de soir seront basculés de jour. Il faut savoir que l’horaire de travail est un droit de gérance de l’employeur.

Finalement, l’employeur procédera à la bonification des postes TPR (2/15, 4/15 et 7/15) en offrant des 8/15 ou des 9/15 si l’horaire le permet. Cette offre se fera aussi par ancienneté.

L’analyse des coupures (AGI)

L’employeur prévoit abolir 3 postes TPR d’AGI au CPU. Cette abolition se fera au niveau des détenteurs de poste ayant le moins d’ancienneté. Il y a eu peu d’information et de discussion sur ce sujet.

La rencontre de ces travailleurs n’est toujours pas prévue par l’employeur.

L’analyse des coupures (Commis-surveillant d’unité)

L’employeur prévoit supprimer 14 postes de commis-surveillant d’unité. De ces postes, 9 sont présentement occupés, donc 5 sont vacants. De ces postes, 3 sont à TC, 2 TPR 7/15 et 3 TPR 4/15.

Tout comme les AGI, les rencontres avec les travailleurs concernés ne sont pas prévues par l’employeur.


Soyez certain que nous allons tout faire pour maintenir le plus de postes possibles à l’Institut.

1 commentaire:

  1. On a eu la rencontre avec la Direction...et rien de plus clair !

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