vendredi 18 octobre 2013

L’optimisation à Pinel
Analyse des coupures
Peu d’informations

Plusieurs travailleurs étaient inquiets face à l’annonce des coupures au niveau de la main d’œuvre. Ils avaient raison de l’être.

Il y avait un climat tendu à l’Institut dernièrement, car nous n’avions aucune information quant aux prochaines coupures entourant les mesures d’optimisation. Comme à l’habitude, l’employeur n’a fait aucune consultation; ni des travailleurs, ni du syndicat.

Je vous rappelle les coupures prises par notre employeur qui touche les travailleurs syndiqués :

1. Remplacement des postes de sociothérapeute 12/20 par des agents d’intervention sur les unités.
2. Réduction des heures d’AGI au CPU (quart de soir)
3. Abolition des postes de commis-surveillant d’unité de soir sur les unités A1, A2, B1, B2, E1, E2 et D1.
4. Diminution du nombre d’heures de remplacement sur les quarts de soir (8 h à 7 h) et optimisation de la    structure de postes.
5. Réduction d’un poste de professionnel
6. Réduction et optimisation des heures dédiées à la transcription
7. Optimisation des heures travaillées au service alimentaire
8. Optimisation des heures travaillées au tarif régulier et supplémentaire au service de la sécurité
9. Non-remplacement de postes laissés vacants à la Direction des ressources humaines et des communications

Dans l’envoi par courrier interne, les annonces étaient peu détaillées (comme ci-haut), l’économie réalisée n’était pas affichée et les raisons qui motivent ces choix sont complètement absentes. Les travailleurs sont donc traités comme des numéros, sans être rencontré et sans avoir un mot à dire.


Manque de respect

Le 10 octobre au soir, des membres de l’exécutif syndical ont été convoqués par l’employeur pour apprendre les nouvelles. Lors de cette rencontre, nous n’avons rencontré aucun directeur. Les représentants de l’employeur présent furent Dominique Gagnon, Étienne Gagnon, Daniel Frigon et Huguette Bégin. Nous croyons que lors de circonstance aussi dramatique, nous méritons d’être rencontrés par les vrais responsables de l’Institut, ceux qui sont imputables de cette décision.

Nous trouvons aussi que d’annoncer cette nouvelle avant une fin de semaine de trois jours est un mauvais choix. Les travailleurs n’ont pu poser de question et sont restés dans l’incertitude trop longtemps. Tant qu’à nous, nous restons encore à ce jours dans l’incertitude.

De plus, les ressources humaines refusent dorénavant de répondre à des questions des travailleurs concernant les coupures. Vous devez donc vous adresser à Sylvie Audet aux communications (#548 ou à l’adresse suivante : sylvie.audet.ippm@ssss.gouv.qc.ca) pour toutes informations.

Bien des gens ont appelé au syndicat pour avoir plus d’information. Nous vous recommandons d’appeler l’employeur, car au final, c’est lui qui prend les décisions, c’est lui qui sait tout. De notre côté, nous avons appris comment l’employeur veut procéder, mais nous sommes à faire des analyses pour savoir si l’employeur agit dans la légalité. Nous ferons des griefs pour toutes entorses à la convention collective. Si l’employeur n’annonce pas qu’il vous rencontrera, nous vous expliquerons dans le détail les coupures.

Comment agir

Bien entendu, nous sommes contre la plupart des coupures annoncées, mais nous voulons tout d’abord analyser la légalité de la situation. Nous vous encourageons à partager vos idées avec nous (informations, manifestations, moyens de pression, médias…), car 700 têtes en valent mieux que 8. Nous avons bien entendu plusieurs idées, mais avant d’agir, nous allons vous rencontrer pour bien vous informer, recevoir vos commentaires et nous allons voter avant d’agir. Nous savons que plusieurs veulent que nous agissons vite, mais nous croyons qu’il faut réfléchir avant d’agir, pour que nos actions puissent avoir des conclusions gagnantes.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin d’être solidaire envers les travailleurs touchés par ces coupures drastiques et nous devons rester mobilisé pour garder notre milieu sain et sécuritaire.

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