jeudi 28 novembre 2013

Des développements dans le dossier des coupures

Nous avons appris que l'employeur va rencontrer les sociothérapeutes touchés par les coupures. Lors de ces rencontres, nous vous recommandons d'être accompagné par des représentants syndicaux. L'employeur ayant décidé de faire cavalier seul, ceci nous permettra d'être informés des visées de l'employeur et d'ainsi, mieux défendre vos droits. Il faut savoir que l'employeur, en agissant ainsi, contrevient directement à la convention collective (article 14,17 et suivants) ainsi qu'aux ententes locales (article 7). Si l'employeur refuse notre présence, nous vous demandons de nous tenir informés.

Cette rencontre souligne d'ailleurs toute l'inutilité des rencontres que l'équipe de direction a faites précédemment. Il est tout à fait aberrant que 3 directeurs (général, soins infirmiers et ressources humaines) se soient présentés sur toutes les unités pour vendre leurs coupures non justifiées. Il est de plus ridicule que ce même employeur tente de blâmer le syndicat pour leurs propres décisions.

En période de coupure, il serait important que les directeurs rentabilisent leurs emplois du temps. Nous maintenons que les coupures devraient être au niveau du personnel d'encadrement et il semble que les directeurs nous le prouvent en perdant ainsi leur temps.

Il est à souligner que l'employeur tente toujours de bien paraître et de minimiser l'impact de ses propres décisions au niveau des coupures. Il parle de mesure d'intégration et de réduire l'impact sur les personnes salariées. Il ne berne personne avec ce discours. Cette démagogie ne fait que démontrer le manque de considération que notre employeur a envers nous et notre travail. Si l'employeur était si intéressé à réduire l'impact sur les personnes salariées, il n'avait qu'à couper ailleurs (comme il devrait le faire selon le ministre).

En conclusion, nous maintenons le fait que l'employeur fait des choix extrêmement douteux. En changeant des sociothérapeutes par des AGI, il ne fera aucune économie. Il faut comprendre que tous les sociothérapeutes en 12/20 ont une garantie d'emplois et l'employeur devra honorer les heures rattachées à leurs postes. En fin de parcours, ce ne sera ni plus ni moins qu'une création de 22 postes d'AGI. D'ailleurs, dans les 9 premiers échelons, les sociothérapeutes et les AGI ont le même salaire. Les sociothérapeutes sur les postes 12/20 avaient-ils tous 10 années d'ancienneté et plus. L'employeur sait-il calculer comme nous? Où est l'économie dans tout cela? Que va-t-il faire lorsqu'il va s'apercevoir qu'il n'a pas atteint l'objectif des coupures? Va-t-il couper encore plus?


Nous nous le demandons encore...

samedi 23 novembre 2013

Retour sur l’assemblée

Le 19 novembre dernier, une assemblée générale avait lieu à l’auditorium de Pinel. Plusieurs travailleurs se sont présentés. Le sujet étant les coupures à l’Institut.

D’entrée de jeu, notre conseiller syndical depuis 2009, M. Daniel Bernier, nous a expliqué la raison qui motivait la lettre qu’il a écrite au Directeur des Ressources humaines, Yann Belzile. M. Bernier nous a expliqué que dans la note interne du 18 novembre, M. Belzile tenait un discours tendancieux qui semble vouloir blâmer le syndicat (voir pages 2 et 3).

Après avoir exposé les faits réels, le président et la secrétaire générale nous ont expliqué les prochaines étapes. S’il n’y a plus de rencontre, nous serons obligés de procéder par griefs individuels et collectifs pour protéger nos droits. Ce sera malheureusement un exercice coûteux et inutile pour un employeur qui est pourtant en période de coupure. La solution raisonnable est de signer une entente avec le syndicat pour réduire l’impact (ce qui est souhaitable par les deux parties). L’employeur veut procéder seul, mais cela contrevient à la convention collective. Il se doit de négocier s’il veut appliquer son plan. Un plan d’ailleurs développé par l’équipe syndicale.

Nous avons ensuite informé du mieux de nos connaissances ce qui adviendrait lors des coupures. Nous ne pouvons être totalement clairs, car il faut se rappeler que ce n’est pas le syndicat qui choisit les coupures. Bien que certains ont trouvé que la coupure de 71 postes annoncée par le syndicat était alarmiste, il n’en reste pas moins qu’il s’agit des chiffres apportés par l’employeur et ceux-ci restent pour l’instant vrais. Bien que M. Belzile nous dise dans sa note que les travailleurs sont en droit d’obtenir des informations, nous ne pouvons que déplorer les rencontres qu’il fait présentement avec une équipe de directeurs. Dans ces rencontres, très peu d’informations sont livrées et peu de questions sont répondues. Un exercice frustrant pour les travailleurs et inutile pour l’employeur.

Nous avons finalement réitéré qu’il y a encore beaucoup de postes-cadres qui pouvaient être supprimés dans l’Institut. Le travail fait avec l’employeur pour réduire l’impact des coupures nous a limité dans nos efforts pour questionner l’agence et le gouvernement sur les cibles de l’optimisation. Nous croyons que les coupures faites par l’administration ne ciblent pas assez l’administration. Nous évaluons présentement des actions qui seront prises en ce sens au niveau provincial.

Nous vous informerons des développements dans ce dossier par voie de communiqué ou par assemblée.

P.S. Nous devons nous excuser aux travailleurs de nuit qui n’ont pu avoir une assemblée où toutes les informations étaient présentes, car la lettre de notre conseiller n’était pas rédigée à ce moment. De plus, ni le conseiller, ni les porteurs de dossiers n’animaient cette assemblée. Nos excuses. Cet hebdo est une tentative de clarifier la situation.


En bref

Lors de l’assemblée, nous vous avons sur informé d’autres sujets :
· M. Pierre-Luc Legault a été élu syndic par acclamation lors de la dernière assemblée. Nous n’avions pas eu le temps de la mentionner.  Félicitations!
· Le dossier d’équité salariale entourant les commis sera relancé sous peu. Certains commis seront rencontrés à ce sujet.
· Nous aurons plus de détails dans le dossier d’équité salariale entourant les ouvriers spécialisés lors du prochain CPAS, les 11 et 12 décembre prochain.
· Les affichages des postes d’AGI sont présentement en cours. Tous ceux qui sont intéressés par ces postes doivent aller s’inscrire à côté de la liste de rappel ou dans le bureau des ressources humaines.


Saviez-vous que...

Lors de cette assemblée, plusieurs travailleur ont fait ressortir certains fait déplorable qui se produisent à l’Institut. Saviez-vous que vous pouvez:
· Faire des plaintes par mémos ou par courriels à l’employeur pour tout manque de salubrité dans vos services. Les coupures ont déjà eu un impact à ce niveau. Toujours envoyer une copie conforme au syndicat.
· Nous aviser que l’employeur remplace un titre d’emplois par un autre (un commis remplacé par un socio, un infirmier ou un AGI, un socio remplacé par un AGI ou un infirmier). Ce changement est souvent illégal.
· Ne pas surchargez par votre emploi du temps et travailler selon les protocoles. Par exemple, toujours accompagnez les travailleurs de métiers ou les préposés à l’entretien ménager lors de leurs travaux sur les unités. Ne jamais les embarrer sauf pour une urgence. Ne laisser pas l’employeur vos imposer la surcharge de travail qu’amène les coupures.
· Informer les membres du C.A. des impacts des coupures. Vous pouvez leur soumettre une lettre expliquant les problématiques de votre service. Ceci serait une information utile pour eux.
· Restez solidaires. Face aux coupures, il est facile d’en vouloir à ceux qui pourraient prendre votre place. Sachez que les travailleurs n’ont jamais voulu ces coupures et ne les ont jamais décidés.

mercredi 13 novembre 2013

Invitation à assister au C.A. de l’Institut Philippe-Pinel

Demain, soit le 14 novembre 2013, se réunira le conseil d’administration de l’institut du côté non-sécuritaire au local A-1056. Le tout débutera à 12h00. Sachez qu’il est possible pour les travailleurs d’assister à cette rencontre d’y poser des questions. Nous vous rappelons que le C.A. a accepté le plan d’optimisation présenté par la direction.

Assemblée générale spéciale
19 novembre 2013  -  Auditorium

L’exécutif syndical vous convoque pour une assemblée générale spéciale dans le but d’effectuer un suivi sur les coupures annoncées par l’employeur. Sachez que notre compréhension au niveau de l’application des coupures est en constante évolution. Nous vous informerons donc des plus récents développements dans ce dossier.


Résolution à proposer?

Si vous désirez présenter une résolution lors de l’assemblée générale, il est possible de le faire en suivant une procédure toute simple. Veuillez rédiger votre résolution et l’acheminer au bureau syndical jusqu’au 18 novembre 2013. Il nous sera donc possible d’en faire la présentation à l’ensemble des travailleurs présents lors de l’assemblée générale.


mardi 12 novembre 2013

Analyse de l’impact des coupures

Nous sommes toujours mal informés par l’employeur au niveau du fonctionnement des coupures. Malgré plusieurs demandes de rencontre, malgré une mise en demeure pour clarifier les faits, malgré le manque flagrant d’information, l’employeur persiste à nous tenir dans l’ignorance.

Devant ce manque flagrant de bonne foi, nous ne pouvons rester impassibles. Nous tenterons dans ce texte de prévoir l’impact de ces coupures. Cet hebdo servira ensuite de document d’information remis à différentes instances (C.A. de l’Institut, agences de santé et services sociaux de Montréal, ministère de la Santé et services sociaux, journaliste…).

Nous n’allons pas accueillir ces coupures sans rien faire.


Commis-surveillant d’unité : baisse au niveau de la sécurité sur les unités

La coupure de commis-surveillant d’unité de soir fera en sorte que les travailleurs de soir verront leur sécurité baissée considérablement. Le calcul est simple : un travailleur de moins sur le plancher. La fin de semaine, cela voudra dire qu’en période de minimum, il y aura maximalement 2 socios et une infirmière pour jusqu’à 21 patients, dont un travailleur pris dans la console. Le ratio pour nous est ridicule et dangereux.

Cette coupure aura aussi comme conséquence un surplus de tâches pour les commis qui resteront. Toutes les tâches qui étaient faites de soir seront inévitablement reléguées à la commis de jour.

De plus, l’employeur ne se rend pas compte de la spécialisation de ses employés. À force de travailler comme commis, ces travailleurs développent une meilleure sensibilité auditive, une meilleure vision et son simplement plus vigilant et performant pour assurer la sécurité de leurs pairs. Ils reçoivent d’ailleurs une formation en ce sens.

Il est d’ailleurs ridicule de couper des travailleurs à bas salaire et dont la coupure n’aura pas d’impact majeur sur le budget.


Socios : un impact clinique

La coupure au niveau des socios 12/20 aura assurément un impact clinique. Ce sera une personne clinique de moins pour écrire des notes, pour être personne de référence, pour faire des analyses cliniques et animer des activités. Cette coupure aura bien entendu un impact au niveau du surplus de tâches des employés restants.

Au long terme, cette coupure aura comme conséquence la mise à pied d’employés formés, qui ont couté cher à l’employeur, tout comme le commis-surveillant d’unité d’ailleurs. Nous voyons d’ailleurs déjà cette démobilisation s’afficher dans toutes les unités.

De plus, l’employeur, par son manque de vision et sa gestion inhumaine, risque de créer une vague de départ volontaire vers des institutions plus respectueuses de leurs employés. Nous entendons déjà cette intention chez plusieurs des plus jeunes travailleurs de l’Institut. Pour ce qui est des travailleurs plus expérimentés, plusieurs se disent heureux de quitter avant cette réforme dangereuse et grotesque.


Préposé à l’entretien ménager : un impact sanitaire

Les coupures au niveau de l’entretien ménager ont déjà créé un impact visible dans l’Institut. La qualité de l’hygiène est en constante dégradation. Plusieurs plaintes à ce sujet ont été faites. La rapidité avec laquelle les désinfections et les nettoyages réguliers seront aussi probablement touchés. Les employés du service se plaignent aussi d’un surcroît de tâches. Plusieurs n’arrivent pas à terminer les demandes que fait leur supérieur immédiat.

De plus, au niveau des conditions de travail, les employés de l’entretien ménager ont maintenant un quart de nuit, ce qui est peu attractif. Les travailleurs qui ont ce quart de travail risquent aussi de réveiller la clientèle pendant qu’ils font le ménage des douches de nuit.


Finalement, nous serons en mesure de bien évaluer l’impact des coupures lorsqu’une problématique sanitaire se déclara à l’Institut. Qu’arrivera-t-il lorsqu’une épidémie de grippe ou de gastro-entérite se déclarera à l’Institut? Est-ce que la nouvelle conseillère en prévention des infections sera en mesure d’appliquer les protocoles prévus lors de cas d’épidémie? Nous devrons malheureusement le constater par nous-mêmes et probablement aux dépends de la santé des travailleurs et de la clientèle.
L’optimisation théorique : un échec pratique

Si l’on fait le suivi du dossier de l’optimisation du réseau de santé, on se rend compte que tout cela part de très bonnes intentions gouvernementales, mais que la finalité n’est pas ce qu’elle devrait être. L’exemple de Pinel en est un triste exemple. Voici l’analyse des demandes et leurs aberrantes conclusions.

Des coupures gouvernementales pourtant bien ciblées

Le gros problème avec les coupures annoncées par l’employeur est le fait que les coupures toucheront directement le service aux patients et la sécurité des travailleurs.

Ce qui est d’autant plus absurde, c’est que selon le plan stratégique 2010-2015, du ministère de la Santé et des Services sociaux[1] le but était loin d’être la coupure de service. Voici les 6 enjeux visés :
1)      L’action en amont des problèmes et la réduction des inégalités de santé et de bien-être
2)      La primauté des services de première ligne dans une perspective d’intégration et de hiérarchisation des services
3)      Un délai raisonnable pour l’accès aux services
4)      La qualité des services et l’innovation
5)      L’attraction, la rétention et la contribution optimale des ressources humaines
6)      Une gestion performante et imputable.

Comment avec les enjeux 5 et 6, on peut terminer avec des coupures de services? Ceci nous fait réaliser qu’il y a un problème entre la demande du gouvernement et la réalisation qu’en font les établissements.

Des demandes de l’agence de Montréal non suivi

Dans l’ordre des choses, les demandes de coupures gouvernementales sont faites et acheminées aux différentes agences de santé et de services sociaux. Arrivées à l’agence de Montréal, les coupes atteignent 100,9 millions  $, entre 1,38  % et 2,8  % du budget de chaque établissement (la coupure atteigne 1,5 million à Pinel, soit environ 2,7 %). La moitié des coupures doivent être, selon l’agence de Montréal, dans l’administration, l’approvisionnement et les ­ressources humaines[2]. À l’Institut, cela est loin d’être le cas.

Une fois la demande de l’agence faite à l’Institut, un premier plan de coupure est soumis. L’employeur prévoyait la fermeture de l’unité H2 et F2. Ce plan a été refusé par le ministre lui-même, demandant à l’Institut de refaire ses devoirs. Un article de La Presse en fait état :

Réjean Hébert a « demandé des comptes » à l'institut et à l'agence dès qu'il a lu la nouvelle dans La Presse. « Je vais m'assurer qu'il n'y ait pas de réduction dans les services aux patients », a-t-il dit en marge du Conseil national du Parti québécois, à Québec.
Le ministre a souligné que « le plan de réduction des services administratifs » de l'institut n'a pas encore été approuvé par l'agence de Montréal. Et il ne le sera pas, a-t-il insisté. « La commande est claire : il faut qu'il y ait une réduction dans la bureaucratie et les services administratifs, sans atteinte des services aux clients. » Il a souligné que le budget global de l'Agence de la santé de Montréal et ses établissements augmente de 211 millions. Les compressions ne touchent que les services administratifs, a-t-il fait valoir.[3]

De plus, dans une lettre de l’Agence envoyée le 28 mars dernier, nous pouvions lire : « nous sommes conscients de l’importance de cet effort, d’autant plus qu’il doit se réaliser sans affecter l’offre de service à la population ».

Nous comprenons mal que le deuxième plan de l’employeur ait été accepté par l’agence et le ministre. Même s’ils ne sont pas capables de comprendre l’impact de ce nouveau plan de coupure, il est pratiquement impossible de conclure que ces nouvelles coupures donnent, comme le ministre le souhaite, une réduction dans la bureaucratie et les services administratifs.

Encore une fois, l’employeur n’en fait qu’à sa tête. Ce qui est déplorable, c’est qu’en plus d’être mal ciblées, ces coupures réduisent les services aux patients et la sécurité des employés.




[1] Ministère de la santé et des services sociaux, Plan stratégique 2010-2015, Édition de La Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, Dépôt légal 2010, 55 pages.
[2] Archambault, Héloïse, Pas de compression dans la santé, Journal de Montréal, vendredi 7 juin 2013.
[3] Chouinard, Tommy, Compression : Québec demande à Pinel de refaire ses devoirs, La Presse, 12 mai 2013

mercredi 6 novembre 2013

Y a-t-il un pilote dans l’Institut?

Dans le cadre des coupures en regard à l’optimisation, les travailleurs sont toujours inquiets. Malgré les quelques rencontres sur les unités qui débutent, les gens ne trouvent pas réponse à leurs questions ou trouvent les réponses insatisfaisantes. Notre directrice générale ne semble pas avoir les réponses. Pourquoi?

Historique des communications

Au tout début, les informations sur les coupures nous sont parvenues une fois la décision prise. Ces informations provenaient des notes internes sans émotion, avisant froidement et de manière confuse les coupures prévues. Seulement des notes internes, des communiqués et des foires aux questions. D’ailleurs, nous sommes inondés de ces mémos dernièrement. Une vraie guerre des communications.

Quel manque de reconnaissance! Venant de la part de la personne qui dirige un Institut psychiatrique, censée aider les plus stigmatisés de la société, nous nous serions attendus à beaucoup plus d’empathie. Nous nous sentons comme des numéros.

Ensuite, madame Fugère a envoyé ses cadres intermédiaires, pour livrer la mauvaise nouvelle. Tous étaient aussi mal informés les uns que les autres. D’ailleurs, la nouvelle a été annoncée sans qu’aucun dirigeant ne sache comment tout cela allait se passer. L’exécutif syndical l’a vite remarqué lors des premières rencontres avec les gestionnaires du dossier. À la sortie de ces rencontres une question nous reste : pourquoi le C.A. de Pinel et l’agence de Montréal ont pu accepter ce plan si personne à Pinel ne savait comment tout cela allait réellement se dérouler? Pourquoi?

Promesse non tenue

Nous sommes surpris que ce soit encore les services aux patients qui sont touchés. L’agence n’avait-elle pas refusé le premier plan de coupure (H2-F2), car elle touchait le service aux patients? D’ailleurs, qui avait prononcé c'est mots : « il n’y aura pas de coupures de postes à Pinel sous ma gouverne »? Celle-là même qui avait dit qu’elle quitterait ses fonctions s’il y avait des coupures dans le service au patient. Pourquoi est-elle toujours en poste? Pourquoi?

Fausses informations

Madame Fugère se sert de son service des communications pour vous inonder de communiqués et ainsi détourner l'attention du vrai problème.

La Directrice a même attaqué la crédibilité du président du syndicat, M. Steve Marcotte (communiqué interne du 23 octobre 2013). Mme Fugère a affirmé que la projection de 71 postes coupés était alarmiste et risquait d’inquiéter les employés. Elle a même été jusqu’à dire que le nombre de personnes touchées serait beaucoup moindre. Cela est complètement faux et à ce propos, nous avons envoyé une mise en demeure à la Directrice pour qu’elle se rétracte (tract du 30 octobre 2013).

La Directrice a même demandé une rétractation à la journaliste de La Presse, Mme Audrey Ruel-Manseau (communiqué interne du 25 octobre 2013). En réalité, la journaliste de La Presse était mieux informée que la DG. Il n’y a aucun mensonge dans son texte. Car il faut se le dire, au final, près de 71 postes syndiqués seront abolis la sécurité des travailleurs sera réduite; les services aux patients seront encore une fois diminués.

Le plus aberrant, c’est que les chiffres annoncés par Steve Marcotte provenaient de votre équipe de direction, Mme la DG. C’est malheureusement aussi la vérité. Voici les postes qui seront probablement touchés : 40 postes de sociothérapeutes, 19 postes de commis-surveillant d’unité, 4 postes à l’entretient, 3 poste d’agente administrative, 2 postes de technicienne senior à la pharmacie, 3 postes d’agent d’intervention. Le total sera autour de 71 postes !

Les envois massifs de communiqué par la DG tentent de minimiser l’impact des mauvaises décisions de la direction générale. Au fond, Mme Fugère tente de minimiser ses mauvaises décisions. Pourquoi?

En conclusion

Nous voulons vous féliciter pour votre plan de communication; vous avez presque réussi à détourner l’attention du vrai sujet : les coupures. Toutefois, les travailleurs de l’Institut ne sont pas dupes. Nous voyons à travers vos communications. Nous n’allons pas plier l’échine. Nous vous disons : « C’EST ASSEZ! »

Vous semblez incapable de répondre à nos questions. Nous n’avons d’autres choix que de nous battre. Vu que vous ne répondez pas à nos questions, nous allons vous montré où vous devriez couper.

vendredi 1 novembre 2013

Le mercredi 30 octobre 2013


Dre Renée Fugère
Directrice générale de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal,

Objet : Mise en demeure.

Considérant la nature erronée de votre communiqué interne intitulé «Mesures d’optimisation à Pinel: Rectification des données avancées par le syndicat» en date du 23 octobre 2013, nous exigeons une rétractation immédiate de votre part.

En effet, dans ce communiqué, il est indiqué que les chiffres avancés par Steve Marcotte, président du syndicat des employés de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal, lors d’une entrevue accordée au quotidien La Presse sont erronés et qu’ils risquent d’inquiéter les travailleurs de l’Institut.

En plus de porter atteinte à ma crédibilité en tant que président du syndicat, vous véhiculez une information totalement mensongère. L’exécutif syndical est en mesure de faire la démonstration complète de ce que nous affirmons lors de cette entrevue accordée au quotidien La Presse et ce, en fonction des informations transmises par votre direction des ressources humaines.

De plus, la direction ne peut passer sous silence l’apport considérable du syndicat dans l’atténuation des coupures initialement annoncées par l’employeur et par le fait même de notre collaboration rigoureuse au processus. Le travail effectué par l’exécutif syndical permet de manière évidente de palier à la méconnaissance du dossier de votre part.

Finalement, le fait de régler cette situation permettrait certainement de maintenir un climat favorable aux relations de travail et ainsi éviter une «guerre» au niveau des communications. Je suis disposé à une rencontre avec vous. Veuillez communiquer avec moi pour fixer un rendez-vous.


Salutations,

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Steve Marcotte
Président

SCFP 2960