mardi 12 novembre 2013

Analyse de l’impact des coupures

Nous sommes toujours mal informés par l’employeur au niveau du fonctionnement des coupures. Malgré plusieurs demandes de rencontre, malgré une mise en demeure pour clarifier les faits, malgré le manque flagrant d’information, l’employeur persiste à nous tenir dans l’ignorance.

Devant ce manque flagrant de bonne foi, nous ne pouvons rester impassibles. Nous tenterons dans ce texte de prévoir l’impact de ces coupures. Cet hebdo servira ensuite de document d’information remis à différentes instances (C.A. de l’Institut, agences de santé et services sociaux de Montréal, ministère de la Santé et services sociaux, journaliste…).

Nous n’allons pas accueillir ces coupures sans rien faire.


Commis-surveillant d’unité : baisse au niveau de la sécurité sur les unités

La coupure de commis-surveillant d’unité de soir fera en sorte que les travailleurs de soir verront leur sécurité baissée considérablement. Le calcul est simple : un travailleur de moins sur le plancher. La fin de semaine, cela voudra dire qu’en période de minimum, il y aura maximalement 2 socios et une infirmière pour jusqu’à 21 patients, dont un travailleur pris dans la console. Le ratio pour nous est ridicule et dangereux.

Cette coupure aura aussi comme conséquence un surplus de tâches pour les commis qui resteront. Toutes les tâches qui étaient faites de soir seront inévitablement reléguées à la commis de jour.

De plus, l’employeur ne se rend pas compte de la spécialisation de ses employés. À force de travailler comme commis, ces travailleurs développent une meilleure sensibilité auditive, une meilleure vision et son simplement plus vigilant et performant pour assurer la sécurité de leurs pairs. Ils reçoivent d’ailleurs une formation en ce sens.

Il est d’ailleurs ridicule de couper des travailleurs à bas salaire et dont la coupure n’aura pas d’impact majeur sur le budget.


Socios : un impact clinique

La coupure au niveau des socios 12/20 aura assurément un impact clinique. Ce sera une personne clinique de moins pour écrire des notes, pour être personne de référence, pour faire des analyses cliniques et animer des activités. Cette coupure aura bien entendu un impact au niveau du surplus de tâches des employés restants.

Au long terme, cette coupure aura comme conséquence la mise à pied d’employés formés, qui ont couté cher à l’employeur, tout comme le commis-surveillant d’unité d’ailleurs. Nous voyons d’ailleurs déjà cette démobilisation s’afficher dans toutes les unités.

De plus, l’employeur, par son manque de vision et sa gestion inhumaine, risque de créer une vague de départ volontaire vers des institutions plus respectueuses de leurs employés. Nous entendons déjà cette intention chez plusieurs des plus jeunes travailleurs de l’Institut. Pour ce qui est des travailleurs plus expérimentés, plusieurs se disent heureux de quitter avant cette réforme dangereuse et grotesque.


Préposé à l’entretien ménager : un impact sanitaire

Les coupures au niveau de l’entretien ménager ont déjà créé un impact visible dans l’Institut. La qualité de l’hygiène est en constante dégradation. Plusieurs plaintes à ce sujet ont été faites. La rapidité avec laquelle les désinfections et les nettoyages réguliers seront aussi probablement touchés. Les employés du service se plaignent aussi d’un surcroît de tâches. Plusieurs n’arrivent pas à terminer les demandes que fait leur supérieur immédiat.

De plus, au niveau des conditions de travail, les employés de l’entretien ménager ont maintenant un quart de nuit, ce qui est peu attractif. Les travailleurs qui ont ce quart de travail risquent aussi de réveiller la clientèle pendant qu’ils font le ménage des douches de nuit.


Finalement, nous serons en mesure de bien évaluer l’impact des coupures lorsqu’une problématique sanitaire se déclara à l’Institut. Qu’arrivera-t-il lorsqu’une épidémie de grippe ou de gastro-entérite se déclarera à l’Institut? Est-ce que la nouvelle conseillère en prévention des infections sera en mesure d’appliquer les protocoles prévus lors de cas d’épidémie? Nous devrons malheureusement le constater par nous-mêmes et probablement aux dépends de la santé des travailleurs et de la clientèle.

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