mercredi 6 novembre 2013

Y a-t-il un pilote dans l’Institut?

Dans le cadre des coupures en regard à l’optimisation, les travailleurs sont toujours inquiets. Malgré les quelques rencontres sur les unités qui débutent, les gens ne trouvent pas réponse à leurs questions ou trouvent les réponses insatisfaisantes. Notre directrice générale ne semble pas avoir les réponses. Pourquoi?

Historique des communications

Au tout début, les informations sur les coupures nous sont parvenues une fois la décision prise. Ces informations provenaient des notes internes sans émotion, avisant froidement et de manière confuse les coupures prévues. Seulement des notes internes, des communiqués et des foires aux questions. D’ailleurs, nous sommes inondés de ces mémos dernièrement. Une vraie guerre des communications.

Quel manque de reconnaissance! Venant de la part de la personne qui dirige un Institut psychiatrique, censée aider les plus stigmatisés de la société, nous nous serions attendus à beaucoup plus d’empathie. Nous nous sentons comme des numéros.

Ensuite, madame Fugère a envoyé ses cadres intermédiaires, pour livrer la mauvaise nouvelle. Tous étaient aussi mal informés les uns que les autres. D’ailleurs, la nouvelle a été annoncée sans qu’aucun dirigeant ne sache comment tout cela allait se passer. L’exécutif syndical l’a vite remarqué lors des premières rencontres avec les gestionnaires du dossier. À la sortie de ces rencontres une question nous reste : pourquoi le C.A. de Pinel et l’agence de Montréal ont pu accepter ce plan si personne à Pinel ne savait comment tout cela allait réellement se dérouler? Pourquoi?

Promesse non tenue

Nous sommes surpris que ce soit encore les services aux patients qui sont touchés. L’agence n’avait-elle pas refusé le premier plan de coupure (H2-F2), car elle touchait le service aux patients? D’ailleurs, qui avait prononcé c'est mots : « il n’y aura pas de coupures de postes à Pinel sous ma gouverne »? Celle-là même qui avait dit qu’elle quitterait ses fonctions s’il y avait des coupures dans le service au patient. Pourquoi est-elle toujours en poste? Pourquoi?

Fausses informations

Madame Fugère se sert de son service des communications pour vous inonder de communiqués et ainsi détourner l'attention du vrai problème.

La Directrice a même attaqué la crédibilité du président du syndicat, M. Steve Marcotte (communiqué interne du 23 octobre 2013). Mme Fugère a affirmé que la projection de 71 postes coupés était alarmiste et risquait d’inquiéter les employés. Elle a même été jusqu’à dire que le nombre de personnes touchées serait beaucoup moindre. Cela est complètement faux et à ce propos, nous avons envoyé une mise en demeure à la Directrice pour qu’elle se rétracte (tract du 30 octobre 2013).

La Directrice a même demandé une rétractation à la journaliste de La Presse, Mme Audrey Ruel-Manseau (communiqué interne du 25 octobre 2013). En réalité, la journaliste de La Presse était mieux informée que la DG. Il n’y a aucun mensonge dans son texte. Car il faut se le dire, au final, près de 71 postes syndiqués seront abolis la sécurité des travailleurs sera réduite; les services aux patients seront encore une fois diminués.

Le plus aberrant, c’est que les chiffres annoncés par Steve Marcotte provenaient de votre équipe de direction, Mme la DG. C’est malheureusement aussi la vérité. Voici les postes qui seront probablement touchés : 40 postes de sociothérapeutes, 19 postes de commis-surveillant d’unité, 4 postes à l’entretient, 3 poste d’agente administrative, 2 postes de technicienne senior à la pharmacie, 3 postes d’agent d’intervention. Le total sera autour de 71 postes !

Les envois massifs de communiqué par la DG tentent de minimiser l’impact des mauvaises décisions de la direction générale. Au fond, Mme Fugère tente de minimiser ses mauvaises décisions. Pourquoi?

En conclusion

Nous voulons vous féliciter pour votre plan de communication; vous avez presque réussi à détourner l’attention du vrai sujet : les coupures. Toutefois, les travailleurs de l’Institut ne sont pas dupes. Nous voyons à travers vos communications. Nous n’allons pas plier l’échine. Nous vous disons : « C’EST ASSEZ! »

Vous semblez incapable de répondre à nos questions. Nous n’avons d’autres choix que de nous battre. Vu que vous ne répondez pas à nos questions, nous allons vous montré où vous devriez couper.

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