dimanche 25 mai 2014

Présence de membre de l’exécutif dans leurs services et notions d’urgence

Nous tenons à vous informer que les membres de l’exécutif qui sont en présence dans leurs unités/services ne sont pas en fonction syndicale.

Dernièrement, nous avons eu des demandes et des sollicitations lorsque certains membres de l’exécutif étaient en service, en dehors de leurs libérations. Il faut savoir que s’il y a urgence (droit de refus, accident grave, etc.) les membres de l’exécutif peuvent être libérés pour vous donner des services. Il nous fera d’ailleurs plaisir de vous aider. Les numéros d’urgence sont là pour cela.

Par contre, dans des cas moins urgents, il faut comprendre que ces dossiers seront traités lors des libérations régulières. Il faut donc laisser un message sur la boite vocale du syndicat et nous vous contacterons le plus tôt possible.

Merci de votre compréhension
Sylvain Gagnon
Président du SCFP-2960


Consultation pour la négociation de notre convention collective
Nous avons distribué récemment les questionnaires pour récolter vos demandes pour la prochaine négociation.
Pour l’instant, nous avons reçu autour de 20 questionnaires sur environ 200. Bien sûr cela peut paraître peu, dans ces 20 questionnaires remplis il peut y avoir les meilleures demandes possibles. Par contre, je ne peux m’empêcher de croire qu’il serait probablement mieux d’en avoir un peu plus.
Je tiens à vous dire quelques trucs qui peuvent permettre de compléter le questionnaire plus aisément :
· Vous ne devez pas obligatoirement remplir le document au complet. Vous pouvez remplir seulement les parties qui vous touchent plus particulièrement.
· Vous pouvez aussi remplir le questionnaire en équipe. Cela rend la consultation plus intéressante et à plusieurs, on peut souvent sortir le meilleur de tous.
· Vous pouvez consulter vos amis et votre famille pour savoir ce que les autres travailleurs ont réussi à se négocier d’intéressant. Cela pourra aussi les informer des piètres augmentations de salaire que nous avons eu les dernières années.
Plusieurs questionnaires ont déjà été distribués et devraient être dans vos unités/services. Nous en avons encore quelques-uns au bureau syndical, mais sachez que le questionnaire de consultation est aussi disponible en ligne où vous pouvez l’imprimer pour le remplir. Il est aussi disponible en anglais (web et en papier au local syndical). Une fois complété, il faut remettre les questionnaires au bureau syndical (en personne ou par courrier interne). La date limite est le  30 juin.
Il est très important de remplir ce questionnaire, car sans consultation, il sera difficile de savoir ce que les travailleurs veuillent vraiment. En méconnaissance, nous n’allons pas négocier ce que vous voulez…


Sylvain Lemieux
Comité de négociation

mercredi 14 mai 2014

Consultation pour la négociation de notre convention collective
Au cours des prochaines semaines, nous allons distribuer les questionnaires pour récolter vos demandes pour la prochaine négociation.
C’est le moment pour nous soumettre vos suggestions et commentaires sur tous les sujets qui entourent notre contrat de travail. C’est aussi le temps de faire valoir vos idées entourant la mobilisation pour faire face au gouvernement en présence.
Des questionnaires ont déjà été distribués et d’autres seront distribués sous peu. Nous mettrons aussi les questionnaires en ligne ou vous pourrez les imprimer pour nous les remettre au bureau syndical. Il est aussi disponible en anglais (web et papier au local syndical)
Il est très important de remplir ce questionnaire, car sans consultation, il sera difficile de savoir ce que les membres du syndicat veuillent vraiment.
Finalement, comme vous l’avez déjà entendu dans les médias, l’affrontement avec le gouvernement s’annonce difficile. Je vous invite donc à parler de vos conditions de travail (et vos augmentations des dernières années…) et diffusez vos demandes à vos proches. Nous ne méritons pas d’avoir un gel salarial (et peut-être même des coupures). Nous risquons de voir notre pouvoir d’achat se réduire simplement, car nous travaillons pour le gouvernement et celui-ci a besoin d’argent. Ce devrait être le contraire, le gouvernement devrait être un employeur qui montre l’exemple. Mobilisons-nous !
La réalité des unités après les coupures

Peu avant les élections, j’avais fait une tournée des unités pour prendre le pouls de la nouvelle réalité des unités de vie sans commis de soir. Dans les grandes lignes, il est ressorti que les gens étaient mal préparés et qu’il y avait beaucoup de confusions sur les procédures à adopter. Je m’étais alors engagé à vous faire parvenir, via le journal syndical un bref résumé de mes observations ainsi que les attitudes et comportements que nous vous suggérons fortement d’adopter. Je m’excuse donc du délai et remercie Sylvain Vallée qui me permet actuellement de poursuivre mes dossiers déjà entamés. Voici donc nos observations, suivi de nos recommandations.
Dans un premier temps, chaque unité m’a fait part des problèmes reliés à l’entretien ménagé de soir. En effet, avant de couper les postes de commis, l’employeur avait remodelé les horaires des gens à l’entretien pour que les chambres des patients se fassent de soir. Il réalise maintenant que vue le manque de personnelle pour assurer la sécurité des travailleurs à l’entretien, ces derniers se font souvent dire de revenir plus tard. Évidemment, on vous encourage à continuer cette pratique si vous ne pouvez pas vous assurer qu’un intervenant physique est pleinement disponible et cela, sans dégarnir le reste du plancher. Je tiens à noter que l’employeur est déjà avisé de cette situation et qu’il m’a dit que les horaires seraient fort probablement à repenser.
Un autre problème qui m’est souvent revenu est celui des activités. Depuis la coupure de commis, l’employeur avait donné le mot d’ordre à ses cadres de ne pas pousser pour que les travailleurs fassent des activités hors unité. Je pense que nous sommes tous en accord avec le fait que les activités sont nécessaires aux développements des patients et que ces activités  font parties des tâches attribué aux socios. Cependant, nous ne devons et nous ne pouvons faire ces activités au détriment de notre sécurité. Si vous êtes suffisamment d’intervenants physiques pour faire l’activité, c’est merveilleux, dans le cas contraire, c’est un pensez-y-bien. N’oublions pas qu’il y a tout de même des ratios à respecter pour l’activité et des ratios à respecter pour sortir des plans de chambre. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les AGIS présents au billard et aux loisirs doivent quitter en cas d’urgence dans les unités F. Ils ne peuvent donc pas compter dans le ratio. Chaque patient doit aussi être évalué avant sa sorti et si vous ne vous sentez pas à l’aise, personne ne peut vous obligé à l’amener en activité.
Aussi, il semble qu’il y a bien des discours différents concernant les ratios sur les unités. En effet, un certain cadre affirmait à son équipe qu’un infirmier peut être sur le plancher s’il est accompagné d’un seul intervenant physique pour une durée de moins de 20 min. Cela est totalement faux. Encore une fois, le plancher doit toujours être supervisé par 2 intervenants physiques, et plus particulièrement si la situation génère un risque additionnel. J’entends par là tous les moments où le risque est augmenté : la médication, la collation, les transitions, les PRN, les retours de patients, le moment où les plans de chambre sont sortis, les restos, etc. Ce sont tous des moments où les statistiques démontrent qu’il y a le plus d’acting out. Donc dans l’éventualité où l’infirmier doit aller sur le plancher, un intervenant doit être à la console. Dans cette situation, il faut donc faire appel au CPU pour accompagner l’infirmier et assurer la présence de 2 intervenants physiques.

Toujours dans les questions de ratio, il semble que les retours de patients entre 4 et 5 heures sont problématiques. En effet, s’il y a les soupers à servir, de la Rx à donner et qu’il manque en plus le commis, je vois difficilement comment on peut s’occuper du patient qui revient de sortie. On ne peut pas non plus le laisser attendre du côté des professionnels, car ces derniers sont encore présents à cette heure. Il n’est pas mieux de les faire attendre en bas avec les gardes qui sont en minimum. En fait, le but est de ne pas de pousser ses problèmes chez le voisin, mais simplement de travailler de façon sécuritaire pour tous. Une réorganisation semble s’imposer à ce niveau. Cependant, il est important de préparer les patients car lorsqu’ils attendent, ils sont plus irritables et perdent patience. Il y aura donc un travaille d’éducation à faire auprès des patients.

En dernier, il faut aussi penser lorsque nous allons souper qu’il doit rester deux intervenants physiques sur le plancher en tout temps.

Je conviens que tous ces changements vont diminuer la qualité des soins, mais dans le contexte actuel, il est important de bien faire les choses et de prendre son temps. Travailler en prévention est aussi beaucoup plus gagnant que de travailler en réparation. Aussi je veux souligner que lorsque l’agence a demandé à Pinel de faire ces coupures, elle a bien spécifié que cela ne devait pas diminuer la qualité des soins. Je vous encourage donc à nous tenir au courant des nouvelles pratiques qui nécessitent de couper des services aux patients pour que nous puissions les comptabiliser et envoyer, éventuellement, ce rapport à l’agence.

En somme, assurez-vous de toujours être en nombre suffisant; soit un minimum de 2 intervenants physiques sur le plancher. N’hésitez pas à faire appel au CPU, qui d’ailleurs, garde un registre des types d’interventions qu’ils font. Ne comptez pas les AGI aux ateliers dans vos ratios, ni au loisir. N’hésitez pas à dire non à un ménage ou une réparation si vous ne pouvez pas assurer la sécurité du  personnel et celle des patients en même temps. Finalement, n’hésitez pas à faire patienter un patient en bas, si vous n’avez pas le personnel nécessaire pour gérer adéquatement le retour. Pour toutes questions vous pouvez nous contacter au bureau.

Jean-Mathieu Houle
Comité santé/sécurité
Une réforme à la CSST?

À Pinel, quand on parle de la CSST, cela évoque bien des choses. On a tous un ou une collègue, quand ce n’est pas nous même, qui ait du passé par ce système complexe. Dans les publications syndicales, on voit souvent paraitre qu’une plainte a été logé à la CSST ou bien que suite à un droit de refus, la CSST à du venir à Pinel. Mais au bout du compte qu’est-ce que la CSST?
La CSST, c’est comme une compagnie d’assurance. Pas n’importe qu’elle compagnie d’assurance : celle des employeurs. Avant 1907, il n’y avait rien pour les travailleurs. Quand un de ceux-ci se blessait dans le cadre de son travail, il devait passer par la cour civile, prouver la faute de l’employeur, les dommages subis ainsi que le lien entre la faute et les dommages. Ce processus laborieux était très couteux et donc accessible à très peu de gens. En 1909 il y eut, suite à une commission, la loi concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes dans leur travail et la réparation des dommages qui en résultent. À partir de ce moment, on reconnait la responsabilité de l’employeur sans égard à la faute, et l’obligation d’indemniser la victime.
Le premier problème c’est que l’indemnisation varie entre 50 % et 100 % et qu’on doit encore passer par les tribunaux. Le second problème est que l’employeur n’est pas tenu de s’assurer et que ne pouvant pas toujours payer, il déclare simplement faillite laissant le travailleur sans le sou. C’est donc en 1931 que la Loi sur les accidents de travail fait son apparition et que nait le nouveau régime d’indemnisation, mettant fin aux poursuites devant tribunaux. Évidemment, au cours des 50 années qui ont suivi, bien des choses ont changés dans la loi et ont été améliorées. Cela jusqu’en 1985 où l’indemnisation est monté à 90 % et que bien des maladies professionnelles ont été ajoutés et reconnues. C’est d’ailleurs à ce moment qu’est adoptée l’actuelle Loi sur les accidents et maladies professionnelles. C’est intégralement cette loi que nous utilisons pour protéger vos droits au bureau syndical.
Il s’en est fait du chemin en 100 ans et les choses ont bien évolués depuis ce temps. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que depuis 1985 la loi est restée la même et qu’il n’y a pas eu de réforme majeure. Par ailleurs, n’oublions pas la CSST est une compagnie d’assurance et que comme toutes les compagnies d’assurance, elle cherche toujours à ne pas payer. En plus, les techniques de travail ont considérablement changés ce qui nécessite un réajustement de la liste des maladies professionnelles acceptées. Par exemple, dans les années 70 il n’y avait pas autant de personnes qui travaillaient à l’ordinateur. Aussi, la santé mentale n’était pas aussi bien reconnue et comprise qu’aujourd’hui. De ce fait, le régime actuel accepte de moins en moins de travailleurs.

Aussi, il est questionnable que l’employeur soit totalement responsable de notre sécurité, mais qu’on nous paye seulement à 90 % lorsqu’on se blesse dans le cadre du travail. Par ailleurs, cela ne tient pas comte de la détresse psychologique du travailleur qui est parfois hypothéqué physiquement pour le reste de ses jours.
Pourquoi dans le régime actuel, notre médecin peut-il se faire contester par le médecin du patron? Ne trouvez-vous pas cela inquiétant que le médecin de l’employeur puisse invalider le diagnostic de votre médecin uniquement lors d’accident au travail? Cela veut-il dire que notre médecin est un spécialiste en tout temps, excepté lorsque survient un accident au travail, en quel cas il devient régulièrement inapte?

Lorsque le travailleur à des atteintes permanentes, la CSST à le devoir de lui retrouver un emploie convenable, mais qui défit ce qu’est un emploie convenable? Par exemple, un plombier qui ne peut plus se pencher suite à une blessure au dos risque-t-il de s’actualiser autant comme caissier?

Dans le système actuel de la CSST, il existe un nombre impressionnant de failles que les employeurs utilisent allègrement. Dans tous les milieux de travail, le mandat est clair : couper au maximum les coûts reliés aux accidents et à l’assurance salaire. On observe le même phénomène partout. L’employeur met de la pression pour limiter la convalescence et faire revenir le travailleur le plus tôt possible, sans tenir compte des impacts à moyens et longs termes pour le travailleur.

C’est donc pour redresser la situation que l’Union des Travailleurs et Travailleuses Accidentés de Montréal (UTTAM) on commencé une consultation sur le régime de réparation des accidents et maladies du travail au Québec. Ils ont rédigé un document intitulé Le Livre Vert où ils énoncent 55 propositions pour réformer le système. Tous les travailleurs et travailleuses québécois invités à s’exprimer sur le sujet via la consultation du site du livre vert. C’est donc en ce sens que nous vous invitons fortement à aller visiter le site et à remplir le questionnaire. Si le sujet vous suscite de l’intérêt, vous pouvez passer au bureau ou vous procurer le livre sur le site suivant :                       http://www.uttam.qc.ca/livre-vert/.com
Jean-Mathieu Houle
Comité santé/sécurité