dimanche 21 août 2016



Encore une semaine éprouvante à Pinel



Nous avons eu droit à une semaine plutôt difficile à l’Institut. Il y a toujours amplement de temps supplémentaire, il y a trop de temps supplémentaire obligatoire, beaucoup d’hospitalisation, plein de service privé, une abondance de patients qui ont des problèmes de besoins primaires, une panne électrique, etc.
Dans ces situations, la pénurie de travailleurs met un stress énorme sur ceux qui sont présents. L’employeur a en plus recours à des pratiques très discutables. Retour sur deux problématiques.


CEPI et services privés
L’employeur a eu recours à une pratique douteuse dernièrement. Devant la situation du manque de personnel, l’employeur à juger bon de mettre une candidate à l’exercice de la profession infirmière (CEPI) sur un service privé.
Ce qui était une situation exceptionnelle récemment est rapidement devenu une pratique connue. Si bien que le 18 août, rien de moins que 3 CEPI étaient sur des services privés en même temps.
Dès le début, le syndicat et plusieurs travailleurs ont dénoncé cette situation. Bien sûr, les CEPI, étant pour la plupart des nouveaux employés, ne contestait pas cette demande de l’employeur. Plusieurs sont entre autres en probation.
Il faut savoir que les CEPI sont censés apprendre leur métier sous la supervision d’une infirmière. Ils se sont vu reléguer au rôle de supervision de patient dont l’état de santé est dans une phase critique. Cette pratique douteuse est à la limite de l’illégalité.
Heureusement, l’employeur nous a confirmé qu’il allait complètement arrêter cette pratique. Ce seront donc les AGI, les sociothérapeutes ou les infirmiers, selon les besoins du patient, qui seront attitrés à cette tâche. On vous demande de nous appeler si l’employeur recommence à remettre les CEPI sur des services privés.

Fermeture des ateliers-loisirs-billards-école
Encore une fois pour pallier au manque de personnel, l’employeur à trouver comme moyen de fermer le secteur des loisirs pour rapatrier 2 AGI sur des besoins dans l’Institut (souvent au contrôle central).
Nous avons bien entendu décrié cette pratique à l’employeur. Encore une fois, ce qui était une situation exceptionnelle semble devenir la règle. 
Je tiens à rappeler que la présence de 7 AGI de soir est survenue suite à l'ouverture des portes des patients sur les heures de repas et qu’il y a une grande partie des agressions qui surviennent durant cette période. De plus, les 2 AGI positionnés au secteur loisir, sont souvent les premiers à intervenir au F1/F2 en cas de situation d’urgence de par leur proximité. Nous trouvons que cette pratique n’est pas sécuritaire.

Je n'ai pas besoin de vous rappeler que la coupure de poste au contrôle centrale nous apparaît de plus en plus injustifiée et problématique.

Pour l’instant, l’employeur ne cessera pas cette pratique. Il nous nomme qu’il analysera la situation après l’été. Sachez que nous faisons tout en notre pouvoir pour cesser cette situation le plus rapidement possible.

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