Délégués sociaux

Délégué Social


William Gagnon Gilbert
Cell. : (514) 679-2960
PAE : 1 (866) 398-9505
deleguesocial2960@hotmail.com





Chers collègues,

            Les derniers mois ont été éprouvants en raisons des nombreuses blessures sévères et de l’instabilité liée aux coupures multiples. Malheureusement, je me répète. On ne peut rester insensible aux dommages directs et indirects qu’amènent les agressions. En attendant que les médecins et nos dirigeants se sentent tous concernés par la santé physique et mentale des travailleurs de Pinel, nous devons nous protéger nous-mêmes. Les travailleurs devraient se sentir libres de s’affirmer lorsque la situation de travail est trop dangereuse. Bien que notre travail soit dangereux en soi,  on ne doit pas accepter l’inacceptable pour autant. Après tout, qui est le mieux placé pour évaluer le danger que les travailleurs sur le plancher ? Nous sommes constamment en contact avec la violence, la souffrance et l’imprévisibilité.

            Par ailleurs, je trouve inhumain que l’on demande à des travailleurs ayant été témoins d’une agression sévère à l’endroit d’un de leurs collègues de rester sur l’unité pour terminer leur quart de travail. La psychiatrie est un travail sérieux. Nos patients sont souffrants et méritent de recevoir des soins par des travailleurs en santé. Pour moi, il est impossible de pouvoir exercer sa fonction de soignant adéquatement lorsque l’on est soi-même en déséquilibre. Évidemment, lors d’une agression sur un de vos collègues, on vous demandera si vous êtes en mesure de rester. On cherche ainsi à obtenir votre consentement. Cependant, en psychiatrie, notre tête et notre cœur sont nos outils de travail. Et lorsqu’on voit un collègue se faire blesser, je crois que nos outils sont un peu tordus pour un certains temps.


William Gagnon-Gilbert
Délégué Social
Prenez soin de Nous



Chers collègues,

            Je profite de l’espace qui m’est accordé pour vous rappeler de prendre soin votre outil le plus important en tant qu’intervenant en santé : votre personne. Notre milieu de travail est en crise depuis déjà trop longtemps. Coupures abusives, banalisation de la violence, déshumanisation des travailleurs font partie du quotidien, sans oublier, parfois, l’improvisation maladroite de nos dirigeants. Cette instabilité est jumelée à un milieu extrêmement drainant sur le plan physique et mental. Chaque jour, nous le payons de notre santé. Malgré tout ça, nous sommes toujours là. Jour après jour, nous tentons de faire plus avec moins et nous nous donnons pour nos patients et nos collègues, mais il ne faudrait surtout pas oublier de protéger notre santé à nous, la nôtre et celle de nos collègues. C’est la responsabilité de tous de prendre soin les uns des autres.

            Encore une fois, nous dénombrons plusieurs blessés ces derniers mois. Les séances de verbalisation sont pertinentes, mais il est possible que certains d’entre vous aient besoin d’un espace privé pour ventiler. Je me propose donc à ceux et celles qui ont besoin d’un autre moment pour verbaliser après un évènement. Aussi, ceux et celles qui ont été à l’écart pendant de long moment savent à quel point il peut être difficile de revenir au travail. Je propose donc de prendre un moment avec vous pour discuter de vos appréhensions et vos craintes par rapport à votre retour au travail. La solidarité est cruciale dans un milieu comme le nôtre.


William Gagnon-Gilbert
Votre délégué social  (514) 679-2960






Présentation


            C’est avec une grande fierté que j’ai accepté la fonction de délégué social de l’Institut Philippe-Pinel. En effet, après 5 ans à titre de sociothérapeute, il m’est apparu essentiel de m’impliquer en tant que délégué social auprès de vous, collègues et travailleurs. 

            Je vous rappelle que le délégué social est un guide disponible  en tout temps.  Sur base volontaire, vous pouvez me consulter tant pour des problèmes professionnels que personnels.  Je peux aussi vous accompagner dans toutes vos démarches avec les ressources offertes par le réseau de la FTQ.  Agent de prévention dans son milieu, le délégué social est là pour vous soutenir. Vous pouvez donc me contacter quand le besoin se fait sentir. 


Pour me joindre :

Cellulaire : 514-679-2960
deleguesocial2960@hotmail.com





Occuper notre place



            À une époque où le cynisme semble bel et bien installé, on se demande souvent où est passée l’humanité des gens qui nous dirigent. Nos gouvernements nous ont habitués à se sentir comme des contribuables et non des citoyens. Au travail, on se sent parfois  plus comme une ressource « inhumaine ». De l’avis des plus âgés, il y a aujourd’hui une coupure nette entre le plancher et ceux qui prennent les décisions. De ce fait, on peut facilement faire le parallèle entre nos systèmes politiques et les sciences de la gestion. Ces derniers poursuivent le même objectif : nous amener doucement à l’immobilisme. Devant la force de cette machine bien huilée, il ne semble pas y avoir d’autre solution que de s’impliquer. S’informer, questionner, dénoncer, déranger et s’imposer pour contrer ces mouvements qui voudraient bien nous réduire au silence. Notre milieu de travail nous appartient ; il faut l’occuper et le garder humain. Il appartient donc à chacun d’entre nous de questionner les décisions, de proposer des solutions et d’occuper le plus de place possible dans le processus décisionnel. Il faut amener les décideurs à expliquer leurs décisions, quelques fois inexplicables. En tant que travailleur, c’est notre santé mentale et physique qui est en jeu.  Soyons solidaires et en mouvement !


Juillet 2013

Chers (es) collègues,

Je vous reviens, dans ce numéro, avec LE sujet sur lequel nous devrions rester vigilants au travail. Le présentéisme. C’est un nouveau mot pour moi et je tenais à vous démontrer son importance capitale. Malheureusement, il ne fait pas partie du Petit Larousse!

Le présentéisme se décrit comme une perte de contact momentané avec la réalité qui nous entoure, car toute notre attention est focalisée vers ce qui nous préoccupe. Ce qui nous préoccupe peut être des malaises physiques, des inquiétudes, des peurs, des doutes, nos enfants, notre conjoint(e), notre famille, nos amis(es), notre animal domestique, nos finances, la planification des vacances, etc.  Oui, j’en ai certainement oublié, mais vous voyez que la liste est infinie. Nous travaillons en étant présent de corps dans notre milieu de travail, mais notre esprit est surchargé par notre monde émotif et bombardé par des images toutes aussi plus dramatiques les unes que les autres.

Notre santé mentale est constamment éprouvée par les aléas de la vie. Si votre équilibre mental s’en trouve ébranlé et que rapidement vous ne prenez pas soin de vous, vous pouvez vous retrouver submergé par des émotions négatives de plus en plus persistantes. Au moment où j’écris ses lignes, nous sommes le jeudi 11 juillet. Hier encore l’été était un espoir lointain. Le temps passe trop rapidement et si vous vous dites que le temps va arranger vos malaises intérieurs, sachez que cet inconfort que vous traînez peut rapidement se transformer en détresse psychologique. En conséquence, le lundi matin vous partez avec votre boîte à lunch pour le boulot en gardant (l’œil de) votre vigilance dirigée vers vos problèmes et non sur votre sécurité dans votre milieu de travail.

Je ne peux pas parler de présentéisme au travail sans aborder la sécurité, NOTRE sécurité à tous et à toutes. Mon guide personnel est le doute, si je ressens un doute au moment d’une prise de décision, mes sens se retrouvent en état d’alerte. Je sais d’instinct que la suite des événements se fera trop rapidement, que nous serons bousculés, (et) que le niveau de risque augmentera et que celui de la sécurité diminuera. Dans ces moments, je vous suggère de prendre un moment d’arrêt. 

Je vous répète que je suis disponible pour vous écouter au #514.679.2960 ou vous lire à l’adresse suivante; deleguesocial2960@hotmail.com.

Au plaisir de se parler,
Votre déléguée sociale,
Annie St-Laurent
Téléphone: 514.679.2960
Courriel: deleguesocial2960@hotmail.com






avril 2013

Bonjour chers (ères) collègues,



En ces temps difficiles pour le moral des travailleurs et travailleuses, j’aimerais vous parler d’un sujet qui m’est très cher. Notre libre arbitre. Je souhaite vous outiller afin de minimiser les conséquences parfois insidieuses sur votre équilibre mental.


Qu’est-ce que le libre arbitre?? Ce sont les limites qui permettent de protéger notre intégrité, tant aux niveaux psychologiques, personnelles que professionnelles. Ces limites impliquent d’avoir à faire un choix pour se respecter. Chacun, chacune d’entre nous à pour responsabilité première de demeurer fidèle à son échelle de valeurs morales. Si la personne face à vous sent que vous n’êtes pas assis confortablement dans votre espace personnel; réaction émotive trop vive ou confusion, il est probable qu’elle prenne cette place de choix laissé vacante. En termes clairs, si vous n’êtes par certain de savoir ce que vous voulez, ce que vous valez en tant qu’individu, ou de vos droits en tant qu’employés, il sera possible pour la personne en interaction avec vous de vous manipuler ou de vous influencer selon ses propres intérêts. Retenez qu’il est souvent bénéfique de prendre du recul avant d’opter pour un choix dont vous doutez. Par recul, j’entends, allé en discuter avec une personne de confiance en toute confidentialité afin d’y voir plus clair et de faire un choix plus éclairé selon VOS besoins.

· Faites une courte liste de vos principales valeurs,
· Parlez-en avec votre entourage,
· Réfléchissez à ce dont vous avez besoin, en tenant compte des commentaires donnés par votre entourage, sans vous oublier,
· Prenez la meilleure décision pour vous, à ce moment.

Ce processus ne prendra que quelques minutes de votre temps et vous permettra d’être fier de vous.

Les services offerts par votre déléguée sociale sont de vous écouter, de vous référer vers le service le plus adéquat pour vous, de faire de la prévention pour vous maintenir dans le droit chemin et finalement d’assurer un suivi et un accompagnement au besoin.

Je suis disponible pour vous,
Votre déléguée sociale,
Annie St-Laurent
Téléphone: 514.679.2960
Courriel: deleguesocial2960@hotmail.com




DU SUPPORT ET DE L’AIDE POUR VOUS!


Vous n’arrivez plus à suivre votre vie.
Elle vous apparaît lourde et les difficultés vous submergent. L’équilibre dans votre quotidien est difficile à conserver?
Vous avez peut-être besoin de parler à quelqu’un de vos préoccupations, quelqu’un qui peut vous aider à obtenir de l’aide, sous différentes formes, pour vous aider à retrouver un mieux être.
Ce support vous est offert par le biais de vos délégués sociaux. Les délégués ont pour mission de favoriser le mieux être chez les travailleurs de l’IPPM. Pour favoriser votre support, les délégués sociaux ont à leur disposition une gamme variée de moyens pour vous venir en aide. Tout d’abord, l’aide est offerte de personne à personne, en toute confidentialité, d’égal à égal. Nous sommes là pour vous aider, non pour vous juger. Si nous devions recourir à un support supplémentaire soit de l’interne ou soit de l’externe, cela ne se fera jamais sans votre consentement.
Les services que l’on peut vous proposer sont multiples et touchent divers aspects de votre vie. Qu’il s’agisse de difficultés d’ordre personnel, familial ou professionnel, nous pouvons vous offrir des possibilités d’être supporter. A titre d’exemple, il existe un programme d’aide aux employés(PAE) qui offre jusqu’à 6 rencontres gratuites avec une psychologue conseil, externe à l’IPPM.
Donc, n’hésitez pas à nous contacter, même si vous n’avez aucun problème, nous pouvons vous offrir de l’écoute, de l’information sur différents sujets, etc. Nous sommes aussi ouvert à vos préoccupations en matière de prévention ou en ce qui a trait à des suggestions pour favoriser le mieux être de la personne.
Nous sommes là, pour vous.


Votre déléguée sociale,
Annie St-Laurent
Téléphone: 514.679.2960
Courriel: deleguesocial2960@hotmail.com




Mon histoire à l'IPPM a débuté le 27 avril 2003.

Je m'appelle Annie St-Laurent et je suis sociothérapeute titulaire d'un poste à temps partiel à l'unité d'expertise H4.

J'œuvre dans le domaine de la psychiatrie depuis plus de 13 ans.  J'ai fais mes premiers pas en milieu hospitalier à l'Hôpital Rivière-des-Prairies.  J'y suis restée plus de 4 ans, pour arriver dans la cours des grands, ici à Pinel.  Ce qui m'allume dans le métier c'est le travail d'équipe, l'étroite collaboration de nos idées parfois divergentes, ainsi que les liens de confiance que nous avons besoin de développer pour se sentir en sécurité dans notre environnement de travail.  C'est pour toutes ses raisons et aussi pour l'intérêt de la clientèle criminelle aux prises avec des troubles de santé mentale que je suis toujours employée à l'IPPM.


En parallèle,  j'aime aider l'être humain;  c'est une motivation professionnelle. C'est durant mon dernier stage, en éducation spécialisée, au sein d'un organisme communautaire venant en aide aux personnes atteintes du VIH/Sida, que j'ai découvert ma seconde passion, la sexologie.  Les gens rencontrés en suivi individuel me décrivaient comme étant ouverte, sans jugement et facilitante pour leur introspection.  J'ai donc décidé de poursuivre mon parcours scolaire en terminant un baccalauréat en sexologie.  Je fais de la pratique privée depuis plus de  7 ans et je me spécialise dans les dépendances en tout genre.  J'ai aussi fait partie d'une équipe de 4 thérapeutes pour animer des semaines de croissance personnelle, et ce, durant 4 ans.  Aux participant(e)s de cette thérapie de groupe, nous avons offert un suivi hebdomadaire pour entretenir l'importance du partage et des liens sociaux.  J'ai également co-animé des groupes de dépendants sexuels ou nous abordions la sphère de la dépendance affective et sexuelle.  Je vous ai présenté les grandes lignes de mon CV afin de partager avec vous mon bagage professionnelle et permettre à ceux et celles qui ne me connaissent pas d'en apprendre un peu sur qui je suis.  

C'est dans une atmosphère particulièrement stressante, où la vigilance est notre meilleur atout, que nous gagnons notre vie.  Il nous arrive parfois d'avoir des moments plus difficiles à gérer où nos problèmes d'ordre personnel, familial, financier ou autre nous submergent et nous empêchent d'utiliser notre plein potentiel sur le plancher auprès de notre clientèle; que ce soit dans les tâches à accomplir ou dans les relations interpersonnelles avec nos collègues et nos supérieurs.  Notre milieu de travail est unique et surtout difficile à comprendre pour ceux et celles qui n'ont jamais passés les portes. C'est pour palier à ce manque qu'existe le délégué social, car je passe ces portes depuis plus de 9 ans et je travaille sur la majorité des unités de soins.  J'entends, je vis et je vois les mêmes événements que vous, qu'ils soient positifs ou négatifs. 

Je vous souhaite de prendre soin de vous, pour que vous soyez disponible pour ceux que vous aimez, en venant chercher de l'aide, une oreille, un conseil ou tout simplement pour ventiler et évacuer la surcharge émotive reliée à votre journée ou à tout autre événement marquant de votre vie.
Je serai votre nouvelle déléguée sociale au cœur de votre milieu de travail. J'ai de gros souliers à chausser et ce sera avec humilité que je marcherai dans les traces de Denis Houle. Un nouveau défi à relever et à ajouter à la liste des expériences déjà accumulés.

Je serai là pour vous écouter, vous conseiller, vous épauler et aussi vous orienter vers les meilleures ressources disponibles ou vous fournir les outils possibles afin que vous retrouviez votre équilibre physique, mental et affectif.

À la prochaine.
Votre déléguée sociale,
Annie St-Laurent
Téléphone: 514.679.2960
Courriel: deleguesocial2960@hotmail.com